Quelle stratégie adoptera l'UMP après 20 heures ? La semaine dernière Nicolas Sarkozy avait fixé le cap du déni. L'abstention ne reflétait pas la réelle opinion des Français. La droite aura raté son pari : même en unifiant ses forces dès le premier tour, elle n'aura pas convaincu les électeurs de voter pour elle. La majorité verra donc comme une victoire la récupération d'une seule région (l'Alsace et la Corse risquant de virer à gauche). Ces régionales, dernier rendez-vous électoral avant 2012, marquera un tournant de la politique à l'heure où le Parti socialiste s'impose comme la première force politique de France et Europe Écologie comme une très sérieuse alternative. Alors quelle stratégie adoptera l'UMP après 20 heures ?
Les Indiscrets vous invitent à suivre la soirée électorale depuis le siège du Mouvement Populaire, à Paris.`
22H29
Juste arrivé au QG de l’UMP rue de la Boétie, Éric Besson a reconnu « la victoire incontestable »
de la gauche mais a tout de même estimé
que cette victoire ne dit « rien pour l’avenir ».
Le ministre a également ajouté que le PS devait maintenant parler de « ce
qu’il propose » (notamment en matière de politique des transports) plutôt
que « d’incendier ce que dit et fait le gouvernement ».
Il considère « qu’il faut arrêter avec le fétichisme
des réformes ». Au sujet du remaniement, il faut croire que le mot d’ordre
est « motus et bouche cousu » au gouvernement, puisque le ministre n’a rien voulu dire. « C’est
au président de la République et au Premier ministre de tirer les conséquences
et les analyses de cette défaite, ils se rencontrent demain matin (…) donc on
verra » a ajouté Eric Besson.
21h50 Xavier Bertrand arrive au siège de l'UMP et se dirige vers le pupitre. Sous de faibles applaudissements. Pour lui "la gauche a remporté ces élections, mais il faut noté qu'il n'y a pas eu de grand chelem". Le patron de l'UMP souligne que l'objectif de reconquête des régions n'a pas été à la hauteur de toutes les attentes. "C'est une déception".
Pour Xavier Bertrand, il s'agit d'un vote de crise, la priorité reste donc "la sortie de crise, la réforme des retraites c'est une évidence".
Il ajoute que "les réformes doivent rester la ligne conductrice du gouvernement"
Pour lui même si le résultat est une déception, c'est en restant fidèle aux valeurs de la droite et aux électeurs de droite qu'ils pourront se préparer pour les élections à venir.
21H45
Xavier Bertrand devrait arriver d'une minute à l'autre. Le ministre doit prendre la parole.
Roger Karoutchi considère que ce second tour a présenté "de
bonnes surprises ", en estimant, comme tous ses collègues, qu’il fallait "que les choses
soient mieux expliquées " aux Français.
Il a également affirmé que le
premier tour de dimanche dernier "annonçait déjà " un second tour difficile »" 'On
est déçus, d’accord, mais il ne faut pas baisser les bras, c’est la vie
publique, la vie politique " a t-il ajouté.
21h31 Faute de ministres présents, ce sont des militants qui sont interviewés et bizarrement, là aussi, le discours est bien rodé.
Avant tout c'est le "cap des réformes" qu'il faut garder. Quand l'un se demande "que deviendra la France si on ne fait pas la réforme des retraites?", un autre avoue un sentiment mitigé. Si la défaite est rude, elle est contrebalancée par les victoires en Alsace et à la Réunion.
Le militant ajoute même "on savait que ce ne serait pas facile, maintenant il faut continuer les réformes, mais mieux les expliquer aux français". "Je pense qu'il faut se recentrer sur le débat et non pas sur des polémiques par ci par là" souligne t'il.
21H22
Christine Boutin a estimé que "oui, il y aurait des conséquences nationales" même si ces élections sont régionales. Alors que la majorité des élus UMP refuse de parler de conséquences régionales, elle assure le contraire. Concernant le remaniement, elle n'en dira pas plus. Selon C. Boutin, les français n'ont pas compris l'enjeu de ces régionales "on ne leur explique pas assez" a t-elle estimé, avant d'ajouter "ce n'est pas l'échec de la droite, c'est l'échec de la France". Madame Boutin aurait-elle oublié que la France est gouvernée par la droite?
Franck Riester,
député
UMP de la 5e circonscription de Seine-et-Marne, a pour sa part estimé "que cela restait des élections régionales" et qu'il fallait juste "mieux expliquer aux Français" les enjeux des différentes élections. "Ma conviction" explique t-il, "c'est que les Français jugent au courage ". Le jeune député a également jugé les polémiques de campagne "contreproductives" . "Les petites phrases polémiques, c'est à bannir, c'est du fond que demandent les Français" a t-il déclaré.
21h06 Parmi ces militants refoulés aux portes du QG de l'UMP on retrouve des jeunes UMP venus ici pour soutenir les équipes de campagne. Mais l'un d'eux se dit "déçu par cette défaite. Je ne participerai surement pas à la campagnes des prochaines élections, c'est dommage ce sera les présidentielles". Le jeune homme, amer face à la défaite, ajoute même que si un ministre passe devant lui pour entrer à l'intérieur il n'hésitera pas à l'interpeller pour lui témoigner sa déception.
20H55 Nicolas Sarkozy devrait recevoir François Fillon demain matin à 9heures. NKM sort en furie du QG de l'UMP, estimant avoir répondu à assez de questions. Devant ce même QG, de nombreux militants attendent avec espoir "de pouvoir rentrer et soutenir la majorité" !
20h50
Le QG de l’UMP s’est désempli de façon spectaculaire. Là où
tout à l’heure on arrivait à peine à marcher, écrasés les uns contre les
autres, on voit maintenant quasiment que des invités et des membres du comité
national. Les invités ? Quelques militants et surtout beaucoup de jeunes
pop’, la salle ressemble donc, par endroits, à la sortie d’un lycée parisien.
Les journalistes eux se sont massés dans la salle de
presse, où l’on dévore les petits fous les yeux rivés sur l’écran qui diffuse i>télé (personne n’a trouvé la télécommande, impossible donc de choisir la chaine.)
20h35
Manifestement, l'UMP a eu le temps de se mettre d'accord et tous les élus ont bien appris leurs éléments de langage. Ils tiennent tous le même discours: "C'est la faute de la crise économique" "On ne peut rien dire sur le remaniement" et bien sûr "Il faut garder le cap des réformes". Encore plus flagrant, Nadine Morano, elle a carrément pris la fuite quand les journalistes ont essayé d'aborder le sujet d'un possible remaniement ministériel.
20h22 Pour Christian Estrosi c'est sans conteste "une victoire de la gauche et on doit en tirer les conséquences". Le ministre a tenu à rappeler qu'il s'agissait d'une élection locale et régionale. Quand on aborde le sujet du remaniement... motus et bouche cousue. Au QG de l'UMP aucun ponte du parti ne se risque à laisser filtrer une information "C'est à Nicolas Sarkozy de voir" peut-on entendre. Néanmoins, bon nombre de ministres auraient défilé, ces derniers jours dans le bureau présidentiel... Christian Estrosi espère lui, juste "que la prochaine fois il y aura moins d'abstention".
Benoist Apparu estime que les français, partisans de droite ne se sont pas assez déplacé pour voter. Selon lui c'est la cause de l'échec de l'UMP à ces élections.
20H15 Malgré la déception, on ressent le soulagement ici, au QG de l'UMP. La majorité avait peur de perdre l'Alsace, cette région symbolique. Pour Marc Phillipe Daubresse, député UMP, la majorité "garde une région symbolique" mais il s'agit tout de même "d'un vote d'alerte pour la droite, avant d'ajouter " mais ce n'est ni un vote antisarkozy ni un vote sanction".
Benjamin Lancar, déçu, estime que l'Alsace et la Réunion représentent tout de même "un espoir pour la droite". Concernant la défaite de la majorité pour ce second tour, le président des jeunes UMP ajoute "qu'il n'y a pas de problème de leadership à droite" et que, s'il y a quelqu'un qui peut aujourd'hui "réformer la France, c'est bien Nicolas Sarkozy!" Quand on l'interroge sur un éventuel remaniement ministériel, il répond : "on verra (...) même si ça risque de tanguer on doit continuer à soutenir Nicolas Sarkozy". Lancar, comme tous ses collègues UMP, s'obstine à déclarer : "ça ne sert à rien de donner un sens national à ce vote, ce sont des élections régionales" !
20h05
Après les chiffres de la défaite.....les umpistes parlent maintenant conséquences et changements de tactique. Si la plupart des personnes, ici rue de la Boëtie ne se faisaient que peu d'espoirs sur une large victoire de la droite, on est déçu de l'annonce de la victoire possible de la gauche en Corse. Le possible remaniement ministériel est donc dorénavant sur toutes les lèvres.
20h00
Les premières estimations tombent. La gauche arrive en tête avec 49% et l'UMP ne recueillerait que 33,5%. Dans la salle, au QG de l'UMP, les militants se sont mis à crier à l'annonce de la victoire de la gauche dans ses élections. Dans un gros chahut, tout le monde se bouscule et se presse, mais selon les premières estimations officielles, l'Alsace reste bien à droite.
Quelques minutes avant 20H
Les
premiers chiffres Sofres ont commencé à circuler, officiellement quelques minutes avant 20H ici au QG rue de la Boëtie et la droite devrait sauver
l'Alsace avec plus de 46% des voix contre 39% pour le parti socialiste.
Le fief de la droite ne devrait donc pas basculer ce soir.
En
Corse, les choses devraient être plus compliquées, puisqu'on annonce la
gauche gagnante avec plus de 39% des voix. En revanche la gauche ne
devrait pas atteindre la majorité absolue à l'assemblée régionale.
19H20 Au QG de l'UMP, rue de la Boëtie, silence de mort. C'est encore plus calme que dimanche dernier, puisque la défaite de la droite est annoncée par les médias depuis une semaine.
En ce moment même se tient une réunion à l'Élysée en petit comité : Nicolas Sarkozy a réuni certains ministres comme Brice Hortefeux ou le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand afin de préparer les déclarations "après résultats". François Fillon prendra la parole en direct de Matignon vers 20H, suite à l'annonce des résultats.
Donc, pour le moment, plus de journalistes que de ténors de l'UMP au QG. Le taux d'abstention de ce second tour est estimé à 43,47%. Toujours important certes, mais moins impressionnant que la semaine dernière. Les élus UMP se serviront-ils, une nouvelle fois, des abstentionnistes pour justifier les résultats ?
Il y a une déclaration à laquelle nous devons nous attendre et qui devrait être le maître mot de l'UMP pour la soirée électorale : "je voudrais d'abord féliciter Didier Robert pour sa belle victoire à la Réunion ". Oui, les élus UMP "tweetent" et félicitent, tour à tour, Didier Robert pour sa victoire à la Réunion, selon des premières estimations.
chroma a écrit : " tu devineras jamais, ô grand jamais, qui était numéro deux sur la liste ump de ma région ??... je te donne un indice, un membre du gouvernement qui s'est déja ramassé aux municipales et qui a été consécutivement récompensé d'un fauteuil...
a la lecture de son nom j'ai eu un spasme qui m'a fait me saisir le bulletin ps-europe écologie "
christophe78 a écrit : " Si tu nous regardes, tu peux passer au bureau de la DRH à Matignon pour ton solde de tout compte "
tu devineras jamais, ô grand jamais, qui était numéro deux sur la liste ump de ma région ??... je te donne un indice, un membre du gouvernement qui s'est déja ramassé aux municipales et qui a été consécutivement récompensé d'un fauteuil...
a la lecture de son nom j'ai eu un spasme qui m'a fait me saisir le bulletin ps-europe écologie