
Deux à trois milles personnes ont défilé dans les rues de la capitale, ce mardi, pour dénoncer la politique du gouvernement. Avec deux revendications prioritaires: hausse du budget et défense du juge d'instruction.
Magistrats, avocats, agents des services judiciaires et pénitentiaires... Comme prévu, ils étaient tous présents, ce mardi après-midi, dans les rues de Paris, pour dénoncer ce qu'ils appellent la "casse de la justice française". Les 2300 manifestants - selon la préfecture de police - étaient venus de tout le pays (Montpellier, Douai, Valenciennes, Rennes...), en réponse à l'appel de 25 syndicats et organisations, unis pour la première fois.
Tous ont défilé sous le soleil, aux cris de "Assis, debout mais pas couché", "Juge d'instruction, espèce menacée", "Justice au pas, on n'en veut pas" ou encore "Justice indépendante et démocratique". En robes, les magistrats et avocats se sont mêlés aux membres des services judiciaires et pénitentiaires pour crier leur mécontentement. A l'avant du cortège, les représentants des principales organisations syndicales s'étaient réunis derrière une banderole unitaire.