
"C"est la reconstitution de privilèges pour une espèce d'aristocratie financière, ce qu'on appelle la ploutocratie, les privilèges par l'argent", a-t-il insisté, en jugeant que "cette jurisprudence" était "condamnable" et "risquerait d'envenimer les rapports déjà complexes au sein des grandes entreprises publiques".
M. Montebourg y a vu aussi "une propagation des abus de pouvoirs de ce régime qui commence à devenir problématique", en soulignant que M. Proglio était un proche du président Nicolas Sarkozy.
Pour lui, il est "absolument problématique que les patrons des entreprises publiques se comportent comme des acteurs du CAC 40".
La rémunération de M. Proglio s'est élevée à 1,6 million d'euros au titre de 2008 (2,5 millions en 2007), contre 1,1 million pour le PDG d'EDF Pierre Gadonneix.Arnaud Montebourg, a
également insisté dimanche sur Radio J sur le fait que le PS était favorable à une
régulation "large" des sans-papiers mais selon des "critères", et non
pour une régularisation "massive", contrairement a ce qu'affirme Nicolas Sarkozy. L'UMP tend en effet à rejoindre les positions du FN en matière d'immigration en vue des élections régionales des 14 et 21 mars prochain.
Invité du Forum Radio J, M. Montebourg a donc détaillé les critères selon lesquels on pourrait régulariser les sans-papiers.
"Il y a les critères liés au travail, la scolarisation des enfants, la durée significative de la présence et l'intégration effective que nous pourrions mesurer à travers certains" indicateurs comme "apprendre le français", a-t-il expliqué.
S'agissant de la présence sur le territoire, M. Montebourg a évoqué une durée de "plus de dix ans" comme l'avait fixée en 1997/1998 le gouvernement de Lionel Jospin. Pour lui, cela "éviterait les régularisations générales".
Il a affirmé qu'une régularisation "massive" n'était "pas la position" du parti socialiste. "Nous avons une approche positive pour la France (...) nous sommes pour une politique d'immigration modérée, humaine, constructive pour la France", a-t-il dit.