Les producteurs de lait jugent "insuffisante" l'aide de l'UE
Bruno Le Maire a défendu, aujourd'hui, l'aide financière apportée par Bruxelles aux producteurs de lait, de l'ordre de 280 millions d'euros, somme jugée "insuffisante".
"Je ne partage pas cette appréciation", a expliqué le ministre de l'Agriculture lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de ces rencontres. "Ce que nous avons obtenu à Luxembourg est une étape majeure" mais, a-t-il ajouté, "ce n'est pas la fin du chemin. Il faut poursuivre".
Les syndicats ont été reçus hier au ministère de l'Agriculture pour parler d'un "plan global" de soutien aux agriculteurs qui devrait être prochainement annoncé par le chef de l'État.
Paul Emik a écrit : " Mais bien sûr: grippe A, EDF, ISF, ... "
grippe A il fallait il y a encore 3 semaines deux injections d'ou les 94 millions achetés maintenant il faut qu'une dose ,je ne vois pas ce que je disais de faux il y a 2 mois...ISF..
lamire a écrit : " ras le bol de cette agriculture qui ne veut pas se remettre en cause et qui avec son comportement scie la branche sur laquelle elle est assise..je parle de ces élevages intensifs..
Dans une note confidentielle révélée par la presse régionale, le préfet des Côtes-d'Armor se dit impuissant face au dangereux phénomène tant que «les pratiques agricoles ne changent pas profondément».
Le phénomène des algues vertes n'est pas prêt de s'arrêter. C'est en substance ce que prévient le préfet des Côtes-d'Armor, Jean-Louis Fargeas, dans une note confidentielle adressée début septembre à François Fillon ainsi qu'à plusieurs ministres. Alors qu'une mission interministérielle sur le sujet doit rendre ses conclusions en décembre, le texte, publié mercredi sur le site Internet du Télégramme et de Ouest-France, sonne comme un aveu d'impuissance. «La diminution visible et notable de ce phénomène ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n'est pas prête à accepter pour le moment», écrit le préfet.
Apparu en Bretagne dans les années 70 - lorsque l'élevage industriel et productiviste s'est mis en place -, le phénomène des algues vertes est dû à l'apport d'un trop grand nombre de nitrates. Ces substances chimiques sont très majoritairement issues des déjections animales (vaches, porcs, volailles) et des engrais azotés épandus en excès sur les champs. Lorsqu'il pleut un peu trop, les nitrates ruissellent vers les cours d'eau puis vers la mer, où ils favorisent la prolifération des fameuses algues, dont l'hydrogène sulfuré représente un risque pour l'homme. En Bretagne, «il faudrait que, dans les cours d'eau touchés par la pollution agricole, la teneur en nitrate descende à moins de 10 milligrammes par litre», là où la réglementation impose aujourd'hui une limite maximale de 25 mg/l, indiquait récemment Alain Menesguen, directeur de recherches à l'Institut français pour la recherche et l'exploitation de la mer (Ifremer). Une limite déjà largement dépassée par endroits.
«Révolutionner les pratiques agricoles»
«Il s'agit de révolutionner ( ) les pratiques agricoles et changer complètement le modèle économique existant, insiste le préfet des Côtes-d'Armor. Cette évolution n'est pas envisageable pour le moment, le phénomène des algues vertes ne peut donc que perdurer.» Pointés du doigt depuis des années, les agriculteurs bretons ont récemment redit qu'ils refusaient d'être les seuls «boucs émissaires» et insistent sur l'évolution de leurs pratiques et les efforts réalisés. «Afin d'éviter que l'Etat soit de nouveau mis en cause (il a été condamné par le tribunal administratif en 2007, ndlr) et pour obtenir des résultats en la matière, il importe d'afficher une politique volontariste pérenne» vis à vis des exploitants pour stabiliser ou limiter ce phénomène, écrit encore Jean-Louis Fargeas.
À ce jour, près d'un milliard d'euros d'aides publiques ont été engagés en Bretagne pour réduire la pollution. Les effets n'ont jusqu'à présent pas été fulgurants, même si les concentrations de nitrate ont globalement diminué. Après la mort fin juillet d'un cheval sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, après avoir inhalé les gaz émis par les algues vertes, le premier ministre François Fillon avait annoncé que l'Etat prendrait «toutes ses responsabilités» face à la prolifération de l'ulva armoricana, et que le gouvernement allait prendre à sa charge le nettoyage des plages. Se gardant bien de heurter les exploitants, dans une région où le secteur agroalimentaire représente un tiers des emplois industriels, François Fillon avait alors été accusé par des associations et plusieurs élus locaux de s'attaquer aux conséquences plutôt qu'aux causes. "
Allez, hop, un C/C de plus ... Ca faisait au moins 5 minutes.
ras le bol de cette agriculture qui ne veut pas se remettre en cause et qui avec son comportement scie la branche sur laquelle elle est assise..je parle de ces élevages intensifs..
Dans une note confidentielle révélée par la presse régionale, le préfet des Côtes-d'Armor se dit impuissant face au dangereux phénomène tant que «les pratiques agricoles ne changent pas profondément».
Le phénomène des algues vertes n'est pas prêt de s'arrêter. C'est en substance ce que prévient le préfet des Côtes-d'Armor, Jean-Louis Fargeas, dans une note confidentielle adressée début septembre à François Fillon ainsi qu'à plusieurs ministres. Alors qu'une mission interministérielle sur le sujet doit rendre ses conclusions en décembre, le texte, publié mercredi sur le site Internet du Télégramme et de Ouest-France, sonne comme un aveu d'impuissance. «La diminution visible et notable de ce phénomène ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n'est pas prête à accepter pour le moment», écrit le préfet.
Apparu en Bretagne dans les années 70 - lorsque l'élevage industriel et productiviste s'est mis en place -, le phénomène des algues vertes est dû à l'apport d'un trop grand nombre de nitrates. Ces substances chimiques sont très majoritairement issues des déjections animales (vaches, porcs, volailles) et des engrais azotés épandus en excès sur les champs. Lorsqu'il pleut un peu trop, les nitrates ruissellent vers les cours d'eau puis vers la mer, où ils favorisent la prolifération des fameuses algues, dont l'hydrogène sulfuré représente un risque pour l'homme. En Bretagne, «il faudrait que, dans les cours d'eau touchés par la pollution agricole, la teneur en nitrate descende à moins de 10 milligrammes par litre», là où la réglementation impose aujourd'hui une limite maximale de 25 mg/l, indiquait récemment Alain Menesguen, directeur de recherches à l'Institut français pour la recherche et l'exploitation de la mer (Ifremer). Une limite déjà largement dépassée par endroits.
«Révolutionner les pratiques agricoles»
«Il s'agit de révolutionner ( ) les pratiques agricoles et changer complètement le modèle économique existant, insiste le préfet des Côtes-d'Armor. Cette évolution n'est pas envisageable pour le moment, le phénomène des algues vertes ne peut donc que perdurer.» Pointés du doigt depuis des années, les agriculteurs bretons ont récemment redit qu'ils refusaient d'être les seuls «boucs émissaires» et insistent sur l'évolution de leurs pratiques et les efforts réalisés. «Afin d'éviter que l'Etat soit de nouveau mis en cause (il a été condamné par le tribunal administratif en 2007, ndlr) et pour obtenir des résultats en la matière, il importe d'afficher une politique volontariste pérenne» vis à vis des exploitants pour stabiliser ou limiter ce phénomène, écrit encore Jean-Louis Fargeas.
À ce jour, près d'un milliard d'euros d'aides publiques ont été engagés en Bretagne pour réduire la pollution. Les effets n'ont jusqu'à présent pas été fulgurants, même si les concentrations de nitrate ont globalement diminué. Après la mort fin juillet d'un cheval sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, après avoir inhalé les gaz émis par les algues vertes, le premier ministre François Fillon avait annoncé que l'Etat prendrait «toutes ses responsabilités» face à la prolifération de l'ulva armoricana, et que le gouvernement allait prendre à sa charge le nettoyage des plages. Se gardant bien de heurter les exploitants, dans une région où le secteur agroalimentaire représente un tiers des emplois industriels, François Fillon avait alors été accusé par des associations et plusieurs élus locaux de s'attaquer aux conséquences plutôt qu'aux causes.