
"Il y a pire que le stress au travail, il y a le stress au chômage!", a déclaré mardi devant l'Assemblée nationale le ministre du Travail, Xavier Darcos, voulant ainsi mettre un terme à l'emballement médiatique autour du 25ème suicide à France Télécom et à l'instrumentalisation par Didier LeReste de la CGT d'un cas de suicide à la SNCF.
Rappelant les initiatives qu'il a prises pour lutter contre le stress au travail, M. Darcos a néanmoins reconnu "le décalage entre ce que devrait être le travail, lieu d'épanouissement de réalisation de soi, et ces situations où des travailleurs perdent confiance au point de basculer dans la tragédie".
"Mais il y a pire que le stress au travail : il y a le stress au chômage", a-t-il ajouté, répondant au député UMP des Yvelines Jean-Frédéric Poisson, qui a succédé à Christine Boutin.
"Le gouvernement reste convaincu que la première des valeurs sociales est d'avoir droit à un travail". Le matin, M. Darcos avait déjà fait observer devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) que "tout de même toutes ces entreprises dont on est en train de parler et qui sont en difficultés, sont quand même des entreprises où l'emploi lui-même n'est pas menacé. Aucun. Ni à la SNCF, ni à France Télécom, ni à Pôle emploi".