
Elu depuis dimanche maire d’Hénin-Beaumont, Daniel Duquenne doit déjà faire face à ceux qui sont contre lui.
En premier lieu, on trouve Gérard Dalongeville, l’ancien maire socialiste d’Hénin-Beaumont, en prison depuis plus de trois mois et mis en examen pour détournement de fonds publics.
Tout est parti d’une blague. Un citoyen anonyme, dans la salle des fêtes de la mairie, après les résultats de l’élection a lancé "Vous allez voir, il va déposer un recours contre le maire".
C'est chose faite. Depuis sa prison, l'ancien maire a déposé un recours d'inéligibilité contre Daniel Duquenne. Motif : le nouveau maire est directeur au Conseil régional. Or, selon le code électoral, un directeur ou un chef de service de conseil régional ne peut pas être élu.
Voici la réponse de la région : "Dans le cas de Daniel Duquenne, directeur est un grade, un indice, qu'on obtient à force d'ancienneté, ou en passant des concours, pas une fonction. Il n'est pas directeur, il est chargé de mission, il n'a personne sous ses ordres".
Le candidat frontiste Steeve Briois a lui aussi déposé un recours. Motif : pendant la campagne, Daniel Duquenne aurait "fait pression sur les électeurs". "En affirmant, sans aucune pudeur, que la commune d'Hénin-Beaumont ne toucherait aucune subvention de l'Etat et de l'agglomération si Steeve Briois l'emportait, indique le candidat frontiste dans un communiqué, Daniel Duquenne a directement fait pression sur les électeurs pour un chantage inadmissible."
Jamais deux sans trois...Pierre Ferrari, le candidat socialiste arrivé troisième au premier tour a, lui, déposé plainte pour "diffamation et injures" contre le nouveau maire qui l'aurait associé à Gérard Dalongeville.