
Les Verts ont regretté mercredi que le Président de la République ne se soit montré qu'à "demi-écologiste" après le bon score de la liste Europe-Ecologie (16,28%) aux européennes de dimanche dernier, a affirmé leur porte-parole Jean-Louis Roumégas.
Monsieur Sarkozy "a apparemment pris acte du poids du vote écologiste dans ces élections" mais "la leçon qu'il tire n'est absolument pas la bonne, a-t-il dit à l'AFP.
Le chef de l'Etat a affiché sa volonté de faire de la France un "leader" des énergies renouvelables, sans toutefois renoncer au nucléaire, lors d'un discours en Savoie mardi. "Là où nous dépensons un euro pour le nucléaire, nous dépenserons un euro pour la recherche sur les énergies propres", a-t-il déclaré.
"Il ne s'agit pas de mettre un euro dans le nucléaire et un euro dans les énergies renouvelables, il s'agit de mettre les deux euros dans les énergies renouvelables", a souhaité Jean-Louis Roumégas pour qui "le nucléaire est déjà ultra-dominant en matière d'électricité".
"Si on veut rééquilibrer les choses, c'est évidemment tout dans les énergies renouvelables qu'il faut mettre aujourd'hui, ce qui serait beaucoup plus créateur d'emplois donc beaucoup plus efficace sur le plan social", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy "propose d'être à demi-écologiste, il faut être totalement écologiste", affirme l'écologiste.